Il y a certains métiers qui rapportent plus que la paye… Cadeaux, appartements, points retraites…quel métier faut-il choisir pour être un privilégié en 2008 ?

Une enquête spéciale Mon Incroyable Job pour identifier les vrais et les faux métiers privilèges.

L’enquête réalisée a permis d’identifier  5 métiers qui semblent cumuler les privilèges :

  1. Professeur
  2. Haut fonctionnaire d’Etat et fonctions particulières exercées dans des entreprises publiques
  3. Cadre dans les secteurs banques, assurances et énergie
  4. Journaliste
  5. Acheteur média

Alors, métiers privilèges, vrai ou faux ?

La palme du privilège semble venir, de loin aux professeurs (collèges, lycées, classes préparatoires, universités). Vrai ou faux ?

  • « Faux » quand on considère le stress des professeurs : insultes, agressions…et ce, dans certaines zones sensibles. Par ailleurs, il est difficile de boucler ses fins de mois quand on est jeune professeur.
  • « Vrai » si l’on creuse…stress réel pour 20 % du corps professoral, vacances lourdes, horaires légers, salaires de complément dans « les boites à BAC », grèves à répétition et sécurité totale de l’emploi.

D’autres corps de l’Etat apparaissent particulièrement bien placés : les hauts fonctionnaires d’Etat (ministre, ambassadeur…) et les fonctions particulières dans certaines entreprises publiques ou anciennement publiques (conducteur de train à la SNCF, « les barons du rail », pilote de ligne chez Air France…). Vrai ou faux ?

  • « Faux » quand on considère les risques pris et la pénibilité.
  • « Vrai » quand on met bout à bout avantages en nature (comité d’entreprises, appartements de fonction) vacances, temps de récupération,  cumul de  source de revenus « conseils privés » et retraite doré…

Si les cadres moyens souffrent en ces période crise, les cadres des secteurs banque,  assurance et  énergie apparaissent, au contraire, comme « replets de privilèges ». Alors, vrai ou faux ?

  • « Faux » quand on considère les responsabilités et le stress au travail
  • « Vrai »  quand on met bout à bout dilution des responsabilités (c’est pas moi, c’est lui…ou l’art du parapluie), RTT, comités d’entreprises et indemnités transactionnelles lors de départ arrangé.

Curieusement, pour le grand public, les journalistes n’apparaissent pas comme le pilier des démocraties (ce qu’ils sont) mais juste comme un bon plan ! Alors, vrais ou faux privilèges ?

  • « Faux » quand on considère les salaires « lance pierres » des pigistes et les difficultés pour obtenir une cadre de presse.
  • « Vrai » quand on regarde les conventions collectives de la presse, les régimes favorables en termes de vacances, de fiscalité (abattement supplémentaire dans la déclaration de revenus) et les « facilités » (carte de presse…) sans parler des cadeaux des agences de relation presse…

Enfin, les acheteurs média. Ces derniers semblent particulièrement jalousés. Au cœur de l’économie des média, ils bénéficient de bon nombre de facilités (invitation à des concerts, à des compétitions sportives…) et leur mission, la plus difficile, est de dépenser des millions d’Euros en achat d’espace…Alors, vrais ou faux privilèges ?

  • « Faux » quand on considère justement que ce type de poste est très convoité, il y a une certaine forme de précarité…
  • « Vrai » quand, en pratique, on liste ces fameuses facilités en tolérance de la loi Sapin venue moraliser en 1993 la vie des média.