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Avant d’intervenir en Somalie, Felipe P a assumé des responsabilités dans différentes ONG. Il a accepté de compléter et commenter la fiche correspondant à son métier.
« Intérêt »
L’intérêt est double : aider des gens et découvrir des cultures !
Dans mon entourage professionnel, je ne connais personne qui n’a pas été transformé par ce métier. C’est difficile, parfois insoutenable, mais le moindre sourire, la moindre victoire fait de vous le plus heureux et le plus utile des hommes !
« Argent »
Rien à voir avec les niveaux de rémunération des cadres en entreprise. Pour ma part, sans tabou, mon salaire s’élève à 25/28 K euros.
Néanmoins, en mission, le coût de la vie est très faible. Donc, tout compte fait, il me reste peut être plus d’argent qu’un cadre moyen qui vit dans Paris.
« Séduction »
J’avoue que cela a son petit effet quand je rentre en Espagne chez moi. Je m’aperçois que mes histoires, mes récits, mes rencontres intéressent beaucoup les filles …. C’est sympa !!
« Relation »
Les relations sont vraiment très riches.
Au siège, on se sert les coudes. Il y un vrai projet commun et fédérateur, donc moins de petites querelles intestines.
Au feu, sur le terrain, les relations humaines sont très intenses avec vos collègues et avec les populations locales. J’ai parfois la larme à l’œil quand je change de missions ou de pays.
« Développement de connaissances »
L’apprentissage est quotidien : chaque action se déroule d’une manière différente. Par ailleurs, les compétences requises sont larges : gestion, diplomatie, management…
« Ambiance travail »
C’est ce que je vous disais, l’ambiance est en général très bonne.
Par contre, il y a parfois des tensions très vives causées par des moments difficiles : j’ai eu à expliquer à des bénévoles que l’on devait respecter des règles quitte à laisser « mourir » des gens. Vous connaissez « il faut mieux une injustice qu’un désordre ». C’était atroce.
« Equilibre vie personnelle / professionnelle »
Il n’y a pas vraiment d’équilibre : ce métier devient votre vie.
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